130 livres

130 livres

Littérature, boxe anglaise et parfois les deux à la fois

Antoine Faure

Des chroniques de livres nouveaux ou anciens, essentiellement en littérature française ou américaine, et des émissions sur l'actualité et l'Histoire de la boxe anglaise. NB : les sujets sur la boxe sont regroupés en Saison 1, les sujets "Divers" en Saison 2. Textes disponibles sur www.130livres.com

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Les jours enfuis, Jay McInerney

La suite de 30 ans et des poussières et de La belle vie, qui relatent les turpitudes de Corrine et Russell Calloway, un couple tentant de maintenir un équilibre précaire entre fidélité à leurs idéaux littéraires (il est éditeur) et philanthropiques (elle dirige une association caritative), et appartenance revendiquée à une élite newyorkaise dont le train de vie effraierait 99% de la planète.

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La Fleur du Capital, Jean-Noël Orengo

À celles et ceux qui seraient preneurs d’un bon parpaing pour satisfaire des envies de binge reading estival : laissez-vous tenter par La Fleur du Capital, de Jean-Noël Orengo.

Un livre mahousse pour tenter de raconter ce qu’est Pattaya, station balnéaire thaïlandaise fameuse entre toutes pour ses 100 000 prostitué(e)s, et déjà présentée au public français via la comédie du même nom ou les errances hédonistes du héros houellebecquien de Plateforme. La Fleur du Capital est narrée à cinq voix par un groupe hétéroclite de clients réguliers – ou « punters » – des bordels locaux, et un mystérieux ladyboy à la beauté irréelle

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Portnoy et son complexe, Philip Roth

Un Ashkénaze newyorkais et trentenaire se débat sur le divan de son analyste entre les injonctions contradictoires d’une cellule familiale rien moins qu’étouffante, et d’une libido dévorante qui le porte vers les blondes shiksas. Où l’on apprend à se satisfaire furtivement dans un autocar bondé, séduire puis quitter un singe top-model ou vivre une relation brève mais passionnée avec une belle tranche de foie de veau.

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AxlDC à Marseille : Rock, or bust ?

À l’été 1990, mes préférences musicales ont brutalement basculé du Requiem de Mozart à ‘Appetite for Destruction’ des Guns n’Roses. Je vivais alors le déchirement accéléré de ma chrysalide, engoncé dans des pantalons Jacadi et me débattant sans grâce avec des ailes à demi déployées et une libido livrée sans mode d’emploi.

Il était enfin temps pour moi de prendre parti dans des débats que j’avais jusqu’alors couverts du mépris souverain de l’amateur de grande musique, autrement dit le polard égaré très bas sur l’échelle du cool : soit les orgies de synthétiseurs pessimistes des produits dérivés de la New Wave, soit le rock gras, sale et puant des vrais mauvais garçons. À l’époque, hurler à peu de frais sa personnalité d’écorché vif à la face du monde revenait à choisir le logo du groupe à dessiner sur sa trousse ou son cartable, voire à graver à la pointe du compas sur son pupitre, pour les plus déviants des rebelles de classe de seconde dans un lycée non mixte.

Ce mois d’août fut pour moi décisif. Les grandes épopées se jouant souvent à bien peu de choses, le hasard avait voulu que Guns n’Roses devienne plus populaire que The Cure chez les membres du stage simili-UCPA auquel je participais. Au choc initial d’une première écoute attentive de l’introduction sinusoïdale de Sweet child O’mine succédèrent alors des mois de ferveur compulsive à apprendre par cœur le contenu des livrets de leurs premiers disques, jusqu’aux plus insignifiants ragots relayés par Hard Rock Magazine. Il faut avoir grandi avant la démocratisation d’internet pour comprendre le mélange de frustration et d’imaginaire sur lequel se construisait la culture musicale d’un fan de l’époque.

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Six jours, Ryan Gattis

Si vous avez aimé NWA, The Wire et GTA San Andreas, vous aimerez ce roman choral ancré dans le Los Angeles ghettoisé des émeutes de 1992. Ryan Gattis ne retient pas ses coups lorsqu’il évoque le déchaînement de violence inouï qui suivit l’acquittement des quatre policiers blancs auteurs du tabassage méthodique de l’automobiliste noir Rodney King.