Beaucoup ont lu ou vu « Las Vegas Parano » . Mais qu’en est-il du reste de l’oeuvre et de la vie du plus mythique des journalistes gonzo ? Voici donc la vie d’Hunter passée au crible à travers une biographie qui sent toujours l’odeur des canons.
Des chroniques de livres nouveaux ou anciens, essentiellement en littérature française ou américaine, et des émissions sur l'actualité et l'Histoire de la boxe anglaise. NB : les sujets sur la boxe sont regroupés en Saison 1, les sujets "Divers" en Saison 2. Textes disponibles sur www.130livres.com
Beaucoup ont lu ou vu « Las Vegas Parano » . Mais qu’en est-il du reste de l’oeuvre et de la vie du plus mythique des journalistes gonzo ? Voici donc la vie d’Hunter passée au crible à travers une biographie qui sent toujours l’odeur des canons.
Le combat du siècle, de Norman Mailer, est le récit de la préparation du fameux Rumble in the jungle opposant Muhammad Ali au champion des poids lourds George Foreman en octobre 1974. Déjà immensément reconnu en tant que romancier et scénariste, Mailer a le privilège de couvrir l’événement au plus près de l’entourage du Greatest et d’en extraire une oeuvre majeure du Nouveau journalisme.
Bon. À froid, la vérité oblige à dire qu'on a connu plus jeunes et moins généreux sur scène que les Guns n'Roses version 2017. Plus de 3 heures de professionnalisme chevelu, mi-glam mi-punk, servi à gros bouillons par une sono de stade tout à fait correcte.
Ce qu'il faudra en retenir, en 10 points.
Une prudence élémentaire appellerait à se fier aux goûts de Barack Obama plutôt qu’à ceux de son successeur au moment de choisir une cravate. Il en va de même pour les livres, et l’enthousiasme du pénultième président des Etats-Unis pour Les Furies, de Lauren Groff, n’est pas le moindre des arguments repris pour sa promotion.
Comme 30 ans et des poussières de Jay McInerney ou Les privilèges de Jonathan Dee, Les furies est une dissection sans concession du mariage de deux parfaits jeunes gens qui suscitent, à peine sortis de l’adolescence, des montagnes d’envie et d’admiration chez leurs contemporains newyorkais du début des nineties.
Cous de bouledogues posés sur des épaules d’enclumes et des torses de barriques, engoncés dans des chemises de designers et des vestes en tweed cintrées au-delà du raisonnable, cheveux tondus de la nuque jusqu’en haut des tempes, et structurés au-delà en une mèche cirée de frais, barbes taillées au cordeau, tout ce que Londres compte de lads intéressés à la chose pugilistique – et capables de s’offrir un billet pas donné – était de sortie samedi soir au stade de Wembley. Une petite minorité venaient accompagnés d’épouses et de compagnes souvent juchées sur d’interminables talons dorés ou argentés, maquillées au pistolet et drapées dans des tissus légers livrant peut-être un peu trop d’elles à la fraîcheur du printemps londonien.
Le jeune et télégénique promoteur Eddie Hearn l’avait bien compris à l’heure de réserver une enceinte aussi gigantesque qu’emblématique : mes 80.000 potes d’un soir (90.000 spectateurs au total étaient annoncés) n’auraient loupé pour rien au monde cet événement social et prestigieux à la fois. Ils étaient là pour boire pas mal de coups, sympathiser virilement entre voisins de tribune, bramer à pleins poumons leur bonheur d’être là, et finalement voir un jeune talent local remettre en jeu ses titres mondiaux WBA et IBF des poids lourds contre un adversaire enfin digne de ce nom : Anthony Joshua contre Wladimir Klitschko