Un père demande la garde alternée de son fils de 11 ans. L’enfant, sa mère et sa soeur s’y opposent. Faute de preuves de la dangerosité du monsieur, une juge accepte. On le sent vite, de manière diffuse : il y a peu de chances que ça se passe bien.
Des chroniques de livres nouveaux ou anciens, essentiellement en littérature française ou américaine, et des émissions sur l'actualité et l'Histoire de la boxe anglaise. NB : les sujets sur la boxe sont regroupés en Saison 1, les sujets "Divers" en Saison 2. Textes disponibles sur www.130livres.com
Un père demande la garde alternée de son fils de 11 ans. L’enfant, sa mère et sa soeur s’y opposent. Faute de preuves de la dangerosité du monsieur, une juge accepte. On le sent vite, de manière diffuse : il y a peu de chances que ça se passe bien.
Un trou dans le ciel, aux – joliment nommées – éditions Inculte, est le premier roman de Philippe Aronson, devenu depuis le co-traducteur du grandiose Ce que cela coûte, où il est aussi question de noble art. C’est le récit à la première personne de la vie du premier champion du monde afro-américain des poids lourds Jack Johnson.
Un type raconte sa vie, repoussant à longueur de pages les limites de l’ordinaire et du trivial, dans un style dépouillé à l’extrême. Et ça fait quatre – gros – tomes que ça dure.
Le type, c’est le norvégien Karl Ove Knausgaard, que l’on découvre en France alors qu’il est déjà une star sous bien d’autres cieux. Le monde des lettres est partagé. Ses thuriféraires, au rang desquels rien de moins qu’Emmanuel Carrère, qui s’y entend un peu en autofiction, autobiographie, bref autolittérature, vantent la puissance et la justesse de sa prose. Ceux qui restent froids s’ennuient ferme et moquent une supposée absence de talent d’écriture.
Comme son créateur Jo Nesbø, l'enquêteur Harry Hole - prononcer 'Harrry Houle' - est norvégien, quinquagénaire, aime le vieux rock, arbore un visage buriné et pose un regard acerbe sur les failles de son ancien pays de pêcheurs incultes, devenu grâce au pétrole une social-démocratie aussi riche qu'à la mode. Si le personnage principal de La soif reste à ce point attachant à sa onzième sortie, en dépit d'un goût pour l'autodestruction né d'une inaptitude au bonheur ruminée à longueur de pages, c'est que l'on ressent en permanence la profonde empathie de l'auteur.
L’Histoire retiendra que le grand Miguel Cotto aura bouclé sa carrière professionnelle sur une sixième défaite en quarante-sept combats, bien qu’il fût donné largement favori face à l’américain Saddam Ali, perdant ainsi sa ceinture WBO des super-welters. Un combat qu’il aura disputé de la seule façon qu’on lui connût : comme un lion, alors qu’il se déchira un tendon du biceps gauche en plein affrontement, ses hommes de coin – qu’il ne prévint pas sur le moment – concédant après coup ne pas savoir comment il put continuer, ainsi blessé, jusqu’au terme des 12 reprises.