Écrivain strictement autobiographe, Christian Guillet aborde le septième tome de son récit intime en se rappelant un ami de son père, rentier passionné par les femmes et la chasse à courre doublé d’un lecteur érudit. L’homme lui manque cruellement : « un être ne vous quitte point sans que disparaisse aussi une nuance de propos que l’on n’échangera plus avec personne, une nuance de votre propre individualité qui, faute de s’exprimer, s’effacera à son tour. » En comparaison, les figures des deux grands animateurs de l’audiovisuel giscardien, dont les invitations furent supposément une chance pour cet auteur obscur, lui déplaisent par leur vanité superficielle – ce sont Bernard Pivot et Jacques Chancel, qui accueillirent Guillet en 1976 – Au nom du père est paru en 1984. Ce dernier se rappelle sans déplaisir l’échec de ces deux passages à la télévision où il reconnaît avoir été peu aimable, soucieux de maintenir une exigence vis-à-vis de lui-même que seuls eussent pu reconnaître des lecteurs « isolés et clandestins »...




